KANJIS

Si l'on n'entre pas dans la tanière du tigre, on ne peut atteindre ses petits. Qui risque rien n'a rien. Proverbe Japonais

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Histoire des kanjis. Le mot "kanji" signifie "symbole de la Chine des Han". Apparus en Chine au XVIème siècle avant JC, Ils consistaient en pictogrammes qui représentaient en dessin ce qu'ils voulaient dire. A cette époque ils avaient une forme plutôt arrondie. Peu à peu les dessins sont devenus plus abstraits, les ronds sont devenus carrés, les points sont devenus traits. Sur une longue période de temps, la forme des images a beaucoup changé, et ainsi la plupart d'entre elles ne ressemblent plus aux concepts originaux. Mais elle représente toujours des mots ou des parties de mots.

Ces caractères chinois sont arrivés au Japon vers le IVe siècle, via la Corée. Comme les Japonais n'avaient pas d'écriture, ils ont utilisé les caractères chinois non pas seulement pour écrire le chinois, mais aussi leur propre langue. Un bon dictionnaire de kanji en répertorie plus de 4 000. Mais les gens n'en n'emploient pas autant dans la vie courante.

Le kanji Shotokan

SHO TO KAN

Les kanjis usuels. Le gouvernement Japonais a dressé une liste 2229 kanji dit courants; en 1981 le ministère de l'Éducation a publié une liste de kanji usuels (jōyō kanji), qui compte un total de 1945 kanji. En avril 1990 est publiée la liste des  kanji pour les noms propres (jinmei kanji), une liste de 284 caractères supplémentaires acceptables à l'état civil pour les noms et prénoms. Les mille six (1006) premiers kanji que les Japonais apprennent au primaire sont les kyōiku kanji ( kanji pour l'éducation). Ils sont répartis précisément par année d'apprentissage dans la  liste des kanji par niveaux scolaires . Les étudiants du secondaire apprennent ensuite à écrire des phrases avec ces 1006 kanjis, et ils apprennent à en lire  939 autres. Officiellement, selon le gouvernement Japonais, il faut connaître 1945 kanji pour être capable de lire le journal correctement.

Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, les kanji utilisés à cette époque n'étaient pas standardisés et il fallait connaître un minimum de 4000 caractères pour comprendre le moindre journal ou magazine. C'est pourquoi, durant l'occupation du Japon, le Ministère de l'  Éducation japonais commença une lourde tâche de simplification de la langue. Le but était de restreindre l'usage des caractères japonais à un strict minimum mais suffisant pour pouvoir lire et écrire des documents au quotidien. Le principe consistait à se baser sur la fréquence d'utilisation des caractères pour ne sélectionner que les plus courants.

Les résultats de ses travaux ont donné en 1946 une liste de 1850 caractères qu'on appelle les tooyoo kanji. Cette liste est complétée par une autre liste additionnelle de 284 kanji qui servait pour l'écriture des noms et prénoms japonais. Les 881 premiers caractères ont été appelé les kyooiku kanji. Il s'agit de kanji à usage éducatif utilisés dans les écoles et dont l'apprentissage est obligatoire après 6 ans d'études élémentaires. Des études ont démontré que la connaissance de ces kyooiku permettait de comprendre 90 % des documents les plus courants tandis que la connaissance des tooyoo permettait d'en comprendre près de 99 %.

En 1977, les kyooiku kanji ont été étendus à 996 caractères. De la même manière, en 1981 la liste des tooyoo kanji a elle aussi été étendue à 1945 caractères. Cette nouvelle liste s'appelle les jooyoo kanji ou kanji d'usage courant que l'on connaît aujourd'hui. La connaissance de cette liste est désormais requise en enseignement supérieur. Enfin en 1992, une nouvelle liste officielle appelée gakushuu kanji voit le jour. Elle est toujours d'actualité aujourd'hui dans les écoles et comporte 1006 caractères incluant les 996 issus des kyooiku kanji plus les 10 chiffres numériques.

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