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Hoan Kosugi
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Le dessin avec le tigre à l'intérieur du cercle est
nommé le
Tora no maki, le "rouleau de tigre". Dans la tradition japonaise, le Tora
no maki est le document écrit officiel d'un art où d'un
système, qui est utilisé comme étant la source de référence pour cet art.
Les Japonais n'ont pas créés les livres reliés comme nous employons en
occident. Au lieu de cela, ils écrivaient leurs documents sur des
longs rouleaux de papier, tout comme le faisaient nos ancêtres il y a
des centaines d'années.
Le
tigre a été peint par Hoan Kosugi, ami et étudiant de Gichin Funakoshi, artiste japonais réputé et président
du Tabata Popular Club. Il
a fait ce dessin au pinceau spécifiquement pour illustrer la
page couverture du livre de Funakoshi Karate-Dō Kyōhan,
publié en 1935. Le
kanji en haut à droite, près de la queue, fait partie de la signature de
l'artiste.
Kosugi est également celui qui a convaincu
Funakoshi d'écrire un livre sur le karaté, Ryukyu Kempo Tode en 1922. Puisque aucun livre sur le
karaté n'avait été écrit à ce moment là, Kosugi a dit à
Funakoshi que son livre serait le Tora No Maki du karate. L'influence de Kosugi a été aussi importante que celle de Jigōrō
Kano, le fondateur du Judō, afin de persuader Funakoshi de demeurer au
Japon pour transmettre ses connaissances.
Kosugi a illustré avec des schémas le premier livre de Funakoshi,
Ryukyu Kempo Tode.
Mais Kosugi, même si il était alors un étudiant de Funakoshi, avait eu
une expérience très limitée du karaté, et ses schémas simples ne
pouvaient pas vraiment exprimer les qualités physiques de l'art. Dans
la version révisée du livre en 1925, Rentan Goshin Tode-jutsu,
Funakoshi a posé pour toutes les photographies, et cela nous donne une
image très claire de son art à ce moment-là que nous pourrions
qualifier de style Shorin-Ryu d' Okinawa.
Voici une anecdote racontée en 1930 par Kosugi; Lors de mon passage
à Shanghaï, il y a plusieurs années
de cela, j'ai assisté avec trois de mes amis,
à une démonstration d' arts
martiaux de Shaolin.
Le temple de Shaolin était
l'endroit où
Bodhidharma, le fondateur du Zen, a enseigné. Plus tard, il est devenu
célèbre plus pour
sa contribution aux arts martiaux que pour le Zen. On dit que la plupart des arts
martiaux chinois proviennent de ce temple de Shaolin. Il y a beaucoup de
styles
d'arts martiaux, y compris ceux qui utilisent des lances, des bâtons, des
épées et autres armes. Cependant, les méthodes de poing sont vraiment les plus captivantes.
Mes amis, en voyant la démonstration des formes de Quan-fa, s'exclamèrent et
trouvèrent qu'elles étaient mystérieuses et intéressantes. Sur le chemin du
retour, nous nous sommes arrêtés à un restaurant pour le dîner. Me sentant un
peu ivre, je me suis alors levé pour dire; « je vais vous montrer quelque
chose » et
je fis la démonstration d' un kata.
Mes amis, étonnés, dirent « nous
ne savions pas que vous aviez une si bonne mémoire ! » Bien que mon exécution n'ait pas été très
habile, ils m'ont félicité en disant que le kata était semblable à celui dont ils avaient été témoin plus tôt. À ce
moment, je leur dit la vérité:
« C'est le seul kata que j'ai jamais appris de mon professeur de karaté
de Ryukyu, Gichin Funakoshi. Ce kata s'appelle Kushanku. »
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Karate-Dō Kyōhan Le Texte Maître |
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Publié
en 1935 |
302 pages |
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Couverture en
papier |
Livre |
Shōtō
Shōtō était le pseudonyme sous lequel Funakoshi
écrivait des poèmes chinois dans sa jeunesse. Ce mot, en japonais,
signifie littéralement; vagues de pins. Lorsque Funakoshi voulait être seul et
se détendre, il
allait faire des promenades sur le Mont Torao. Dans son livre “Karate-dō,
ma Voie, ma Vie”
il nous explique comment, dans sa jeunesse, il a choisi ce surnom : Shuri, ma ville natale, est entourée
de collines couvertes de pins et de végétation subtropicale. Parmi
elles se trouve le mont Torao, appartenant au Baron Chosuke,
l'un de mes premiers bienfaiteurs à Tōkyō. Le mot Torao signifie
“queue de tigre”. Il décrit fort bien cette montagne très étroite et
extrêmement boisée qui ressemble tout à fait à la queue d'un tigre.
J'avais l'habitude de gravir le mont Torao, parfois de nuit,
quand la lune était pleine ou sous le scintillement des étoiles. Il
arrivait qu'il y avait un peu de vent. On pouvait alors entendre le
bruissement des pins et sentir le mystère profond et impénétrable qui
est à l'origine de toute vie. Pour moi, ce murmure était comme une
musique céleste”.
L'arbre
qui représente Okinawa est le Ryukyu Matsu, le pin de Ryukkyu, qui
peut atteindre une taille de 15 mètres. En vieillissant, la couronne
de l'arbre s' écarte pour former un ensemble de branches majestueux.
Il est souvent planté en bordure des routes, et est employé couramment
dans les bonzais, et comme coupe-vent.
Shoto désigne le mouvement des longues branches de cet arbre lorsqu'il
vente. Plusieurs de ces arbres centenaires ont malheureusement été
détruits par les bombardements américains lors de la deuxième guerre
mondiale.
Le tigre Shotokan
Dans la culture
asiatique, le tigre représente une des deux grandes forces de
l'univers, l'autre étant le dragon. Le tigre a le pouvoir de commander le vent,
et le vent est son compagnon constant. Le tigre est aussi un symbole
chinois traditionnel qui signifie que le tigre ne dort jamais. Présenté par le Bouddhisme, le tigre
représente la force, la noblesse, et le courage.
Le Tora No Maki, ou le tigre Shotokan, est devenu le symbole du karaté Shotokan
tel que pratiqué en dehors de de la JKA. Cependant,
les clubs de karaté membres
de la Japan Karate Association préfèrent
employer l' Inyo
(à gauche)
comme symbole, et parfois le tigre à l'intérieur de l'Inyo. Le tigre Shotokan est
généralement employé comme symbole par les clubs de karaté de style Shotokai créé par
Egami, ou des clubs appartenant au Shotokan Karate of America créé par
Tsutomu Oshima, un des dernier étudiants de Funakoshi. Ohshima est bien connu pour suivre
les
directives de Karate-Dō Kyōhan à la lettre, comme si c'était
la "bible" Shōtōkan, et il utilise le symbole de la
couverture du livre
Karate-Dō Kyōhan pour le logo de la SKA. C'est
d'ailleurs lui qui a traduit ce livre en anglais. Lors
du All-Japan Sandan Promotional en 1952, Maître Funakoshi a
personnellement attribué à Ohshima son grade Sandan
(ceinture noire de
troisième niveau),
tout en l'honorant du plus haut pointage des participants présents. En
outre en 1952 il est devenu le capitaine du club de karaté de
l'Université de Waseda. En 1957 , Ohshima a également reçu son grade
Godan
(ceinture noire de
cinquième niveau)
par Maître Funakoshi, le rang le plus élevé attribué par Funakoshi, et
encore actuellement le plus haut niveau réalisable au sein de la SKA.
Okinawa
L'élément que l'on
retrouve cependant dans plusieurs logos Shotokan est le double
cercle. Voici à gauche le logo qui est, depuis 1992, le symbole
préfectoral d'OKinawa. Le cercle externe représente l'océan,le cercle blanc symbolise
un Okinawa pacifique et le cercle intérieur symbolise un Okinawa se
développant globalement. En bref; océan, paix et développement.
Notre club
Notre club utilise aussi le Tora No Maki dans son logo.
Il a
été conçu par Georges-André Bernatchez, propriétaire et professeur du
club.
Un amalgame de l'Inyo et du tigre ; il est entouré d'un cercle ouvert qui indique que nous avons une
ouverture d'esprit, que nous ne sommes pas "fermés" aux
autres styles de karaté, ainsi que les autres arts
martiaux .
On y retrouve aussi un homme et un femme car le karaté est une
discipline qui est ouverte à tous. Notre club compte autant de femmes
que d'hommes de tous les âges.
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